The Plastic People of the Universe et l’Underground tchèque (1)

Partie 1 : Une aventure psychédélique

En 1967, Frank Zappa et son groupe The Mothers of Invention inaugurent leur nouvel album Absolutely free avec un titre intitulé Plastic People, satire de la société consumériste américaine. Un an auparavant, Andy Warhol lance avec les membres du Velvet Underground le show Exploding Plastic Inevitable, spectacle total combinant performances musicales, projections de films réalisés par Warhol et lumières stroboscopiques. Ils ne savent pas que de l’autre côté du monde, à Prague, moins d’un mois après l’invasion du pays par les troupes soviétiques venues mettre un terme au souffle de liberté du printemps, se forme un groupe de « rock psychédélique tchèque » intitulé The Plastic People of the Universe, dont le fondateur, Milan « Mejla » Hlavsa a tout juste 17 ans. Les Plastic People deviendront les symboles de l’underground tchèque face l’oppression communiste contre toute forme de liberté sous la normalisation. La Charte 77 pour demander la libération de trois des membres du groupe incarcérés à la suite d’un procès fallacieux sera, par exemple, en partie rédigée par le dissident et futur président de la première république tchécoslovaque post-communiste Václav Havel. Déployant un imaginaire mystique obscur et enchaînant les performances artistiques spectaculaires et provocatrices (chansons en anglais, vulgarité, références à la musique de l’ouest, etc.), les Plastic People of the Universe s’attirent très vite les foudres des autorités, qui les accusent de corrompre la jeunesse ; d’autant plus que leurs concerts, souvent secrets, sont devenus le lieu de rassemblement d’une dissidence souterraine qui effraie le pouvoir. Cet imaginaire fait appel à la libération des sens, à la construction d’une communauté idéale en marge de la normalisation, et fait de ce groupe à contre-courant l’un des acteurs les plus marquants et complexes de la période. Il dialogue directement et indirectement avec d’autres expérimentations à contre-courant qui se déroulent notamment aux Etats-Unis, qu’elles soient artistiques, esthétiques et politiques.

De leur création en 1969 jusqu’à la chute du communisme tchèque en 1990, les Plastic People sont au cœur du bourgeonnement d’une scène artistique souterraine, à travers la captation de leurs concerts, mais aussi leur participation à des projets artistiques et cinématographiques. Věra Chytilová a ainsi filmé l’un de leurs concerts, tout comme le documentariste tchèque Jan Špáta. De même, le cinéaste Čaroděj Oz, auteur d’une adaptation du film culte de Dennis Hopper intitulée Easy Rider Oz, a réalisé deux clips pour l’album Midnight Mouse du groupe, signe des liens entre artistes de l’underground. En 2011, l’éditeur tchèque Levné Knihy a sorti une compilation de documents rares autour des Plastic People, mis bout à bout sans légende particulière, dont le succès a confirmé l’attachement des Tchèques à ces figures de la dissidence. L’analyse se concentrera plus particulièrement sur le film The Plastic People of the Universe (1970) de Cesar de Ferrari, étudiant en cinéma uruguayen venu assister aux cours de la FAMU (l’école nationale de cinéma tchèque), sur les prises de vues de Jan Špáta lors du concert de Horoměřice en 1969, sur une série de captations de concerts clandestins notamment à Štáb en 1974 ainsi que sur le film expérimental Inventura réalisé par Tomáš Liška en 1982 qui dresse le portrait des signataires de la Charte 77 sur une musique composée par les Plastics.

César de Ferrari, Plastic People of the Universe, 1970 (de 00’’ à 10’’22),
concert filmé à Horoměřice par Jan Špáta (de 10’’23 à 11’’36).
Concert à Štáb en 1974, filmé par J. Dlouhy (de 46’’25 à 51’’47), concert nocturne clandestin non identifié (de 11’’37 à 23’’16) et autre concert clandestin non identifié (de 23’’17 à 45’’45).
Tomáš Liška, Inventura, 1989 (de 1’02’’08 à 1’18’’03), comprend aussi des plans tournés en exergue (de 51’’48 à 1’02’’08) .

Psychedelická, à Prague, l’invention d’une autre psychédélie

Premières expérimentations de LSD

A droite, pochette de disque de The Primitives faisant apparaître le chanteur principal Ivan Hajniš.
A gauche, concert des Plastic People of the Universe filmé à Horoměřice par Jan Špáta en 1969.

Si l’on remonte à l’origine même de la psychédélie, c’est-à-dire à la création du mot lors d’un échange entre Aldous Huxley et le psychiatre Humfry Osmond rapporté dans Les Portes de la Perception, puis à la définition liminale qu’en proposent Timothy Leary, Ralph Metzner et Richard Alpert dans The Psychedelic Experience, on doit s’interroger sur le rôle qu’a pu jouer le LSD dans la fondation et le développement d’une mouvance qui se revendique comme « psychédélique » à Prague dans les années 1960. En vérité, la Tchécoslovaquie possède une histoire singulière avec le diéthylamide de l’acide lysergique, puisqu’à l’instar de la CIA, des psychiatres et notamment le Dr Stanislav Grof, ont mené une série d’expérience sur l’utilisation du LSD. Il s’agit alors de comprendre comment cette substance peut constituer un remède aux maladies psychiques et  aux dépressions, mais aussi comment elle peut stimuler l’esprit créatif[1]R.M. Crockford, « LSD  in Prague: A Long-Term  Follow-Up Study » [En ligne], Maps, volume XVIII n°1, Printemps-Ete, 2007, URL : http://www.maps.org/news-letters/v17n1/lsd_in_prague-long_term_followup_study.pdf. Le cinéaste Jan Švankmajer qui prit part à une autre série d’expérimentations en 1972, cette fois-ci menées par l’armée à l’hôpital militaire de Střešovice, avouera plus tard avoir été probablement inspiré par cette expérience « horrifique » pour réaliser son chef-d’œuvre surréaliste Alice[2]Jan Švankmajer, « Out of my head » [En ligne], The Guardian, 19 octobre 2001, URL : https://www.theguardian.com/film/2001/oct/19/artsfeatures. A la fin des années 1960, la Tchécoslovaquie était d’ailleurs l’un des plus gros producteurs mondiaux de LSD[3]Voir Andrei Codrescu, « Whose Worlds Are These? », in Martin A. Lee, Acid Dreams: the complete social history of LSD: the CIA, the sixties, and beyond, New York : Grove Weidenfeld, p. 13-14., avant l’arrêt de sa production par les autorités en 1974 pendant la période de normalisation. Pourtant, rien ne nous permet d’affirmer de source sûre que l’introduction du LSD soit à l’origine de l’émergence d’une psychédélie praguoise, à cause du manque de documents l’attestant, mais aussi l’absence d’un mouvement esthétique signifiant. Andrei Codrescu évoque d’ailleurs la Tchécoslovaquie comme un « monde monochromatique », avant d’ajouter, « Il semble clair que si l’acide avait existé en Europe de l’est, cela aurait provoqué là-bas un effondrement du communisme ». Cependant, le premier groupe de rock tchèque à se revendiquer « psychédélique »[4]Ibid., p. 14, « It seemed clear that if acid had existed in Eastern Europe it would have brought about the collapse of communism there »., The Primitives[5]Les deux groupes sont historiquement très liés puisque Ivan M. Jirous, futur manager des Plastics, fut aussi le directeur artistique des Primitives., a très tôt assumé l’expérience du LSD comme inspiration principale pour la création de son univers. Mais les relations sont beaucoup plus complexes pour les Plastic People of the Universe, qui ont surtout gardé la notion de performance scénique dans la psychédélie. On le voit très clairement dans l’enregistrement du concert de Horoměřice par Jan Špáta : maquillage outrancier et flamboyant, pyrotechnie, spectacle total sur la scène comme dans la salle. Néanmoins, rien ne permet d’affirmer la prégnance du LSD, ni d’autres psychotropes dans le développement de ces univers artistiques.

Allen Ginsberg devient Kral Majáles

Film réalisé par les étudiants de la FAMU.

L’autre événement qui fait converger la bulle psychédélique américaine avec la capitale communiste de la Tchécoslovaquie est la visite d’Allen Ginsberg à Prague à la fin mars 1965. Le poète a été introduit à l’intelligentsia dissidente tchèque dès 1959 avec la traduction de son poème « Howl » par l’écrivain Jan Zábrana qui trouve un écho inattendu chez la jeune génération des années 1960. La visite de Ginsberg coïncide avec un moment de relative libéralisation politique entraînée par le processus de déstalinisation. Elle fait également suite à la vague « Beatlemania » qui a envahi les milieux de la jeunesse praguoise depuis 1965. Le film de Cesar de Ferreri réalisé en 1970 est assez éclairant à ce titre, puisqu’il reproduit, pour ne pas dire pastiche, l’esthétique développée par les Beatles dans leurs clips des années 1960, par exemple la présentation du groupe en « chœur de quatre », ou encore les jeux de montage ludiques comme le trucage par arrêt de caméra qui permet de faire apparaître les membres les uns après les autres au début du film.  Le 1er mai 1965, Ginsberg, qui n’a pas hésité à dénoncer publiquement la répression communiste et soviétique, est élu par plus de 100 000 étudiants Kral Majáles (Roi de Mai), lors d’une cérémonie où il apparaît sur scène coiffé d’une couronne en récitant des mantras bouddhistes, dédiant sa couronne à Franz Kafka[6]Richard Kostelanetz, « Ginsberg Makes the World Scene » [En ligne], The New-York Times, 11 juillet 1965, URL : https://archive.nytimes.com/www.nytimes.com/books/01/04/08/specials/ginsberg-scene.html. Ginsberg raconte :

« Les jours suivants, je courais à droite et à gauche avec des groupes d’étudiants, agissant spontanément, de façon improvisée – faisant l’amour. J’ai passé beaucoup de temps avec des musiciens de rock ‘n’ roll. Là-bas, cela s’appelait le ‘big beat’ et les Tchèques appréciaient cette musique avec autant de ferveur qu’à Liverpool. […] Quelques jours après, tard dans la nuit, quelqu’un m’a soudainement attaqué dans la rue, hurlant ‘bouzerant’ qui signifie ‘tapette’ ou ‘gay’; et tout le monde, en incluant les étudiants qui étaient avec moi, fut arrêté par la police et conduits au poste. Je n’ai pas été relâché avant 5 heures du matin ; ils ont pris les déclarations des autres. Je suspecte l’attaquant d’être un policier provocateur, mais je ne peux pas le prouver »[7]Ibid., « The next few days I spent running around with groups of students, acting in a spontaneous, improvised manner – making love. I spent a lot of time with rock ‘n’ roll musicians. There it’s called the ‘big beat,’ and the Czechs take this music with the same fervor as Liverpool. […] A few days after, late at night, someone suddenly attacked me on the street, screaming ‘bouzerant,’ which means ‘fairy’ or ‘queer’; and all of us, including the students with me, were arrested by the police and taken down to the station. I wasn’t released until 5 A.M.; they took affidavits from the others. I suspect the attacker was a police provocateur, but I can’t prove it »..

La fin brutale de cet intermède, ne doit pas faire perdre de vue l’influence qu’a pu avoir Ginsberg sur la scène underground tchèque dans laquelle vont émerger les Plastic People, notamment la tendance des cheveux longs portés par les hommes, aussi appelés en tchèque les Máničky, qui deviendront par la suite la cible de la répression communiste et dont les membres du groupe peuvent volontiers être considérés comme des représentants. Porter les cheveux longs vient déjà marquer une différenciation entre « eux » et « nous », c’est-à-dire devient un marqueur distinctif d’appartenance à un autre monde, celui de l’Underground[8]Jonathan Bolton,  Worlds of dissent: Charter 77, the Plastic People of the Universe, and Czech culture under communism, Cambridge : Harvard University Press, 2012, p. 122; voir aussi Jerry Rubin, Do It, Paris : Seuil, 1971, p.58 : « […] Les cheveux longs c’est un complot communiste ! Les cheveux longs dérangent plus que l’idéologie. C’est un moyen de communication en soi. Nous formons une nouvelle minorité ethnique […] les cheveux longs font de nous des Nègres […]. Nous sommes des parias. Nous, les enfants de la classe moyenne blanche, nous nous identifions aux Indiens, aux Noirs, aux Vietnamiens, à tous les exclus de l’histoire américaine ».. En 1967, à la veille du Printemps de Prague, est organisé le premier « Beat Festival », toléré par les communistes. En décembre 1968 lors de la deuxième édition les Primitives interprètent « Cosmogony », une performance mystique inspirée par la Kabbale, chaque musicien étant maquillé par un symbole kabbalistique sur le visage[9]Peter Markovski, « Psychedelic sound & Underground movement in Czechoslovakia in 1960s & 1970s » [En ligne], It’s Psychedelic Baby, 2016, URL : http://www.psychedelicbabymag.com/2016/07/psychedelic-sound-underground-movement_22.html.

Du Velvet Underground à l’invention d’une psychédélie tchèque

A droite, concert du Velvet underground.
A gauche, les Plastic People of the Universe en tenue de scène.

Les Plastic People ont inventé un imaginaire inédit qui réunit psychédélie et underground. En 1967, Milan Hlavsa découvre la musique de Frank Zappa et des Mothers of the Invention, qui lui inspirera le nom de scène des Plastic People, mais aussi celle du Velvet Underground grâce à une connaissance de retour de l’étranger qui fait circuler de la musique de l’ouest[10]Richie Unterberger, « Milan Hlavsa Interview » [En ligne], Richieunterberger.com, URL : http://www.richieunterberger.com/hlavsa.html. Il dira avoir été plongé dans une transe en écoutant la musique de ce qui deviendra l’une des sources d’inspiration les plus vives pour le groupe. Or pour les Plastics, le Velvet et son leader Lou Reed comptaient certainement parmi les plus psychédélique de tous, ce que l’on peut contester. Comme le souligne d’une part Jean-Do Bernard dans son Dictionnaire du Psychédélisme, le Velvet Underground a rapidement délaissé le LSD pour l’héroïne, ce qui vient rompre avec la pulsion de vie proposée par la psychédélie. D’autre part, comme l’analysent Frédéric Monneyron et Martine Xiberras :

« La mouvance de l’underground révèle ainsi un imaginaire de mort qui s’oppose à l’hymne à la vie proposée par la philosophie hippie. Tandis que le mouvement psychédélique s’est donné comme la part de rêve oubliée du vieux monde occidental, la mise en acte d’une utopie, l’underground et les « années poudres » figurent plutôt le retour de la part d’ombre, l’épisode tragique de la rencontre avec la drogue, ainsi que l’entrée dans des formes plus violentes et radicales des comportements politiques »[11]Frédéric Monneyron et Martine Xiberras, Le monde hippie : de l’imaginaire psychédélique à la révolution informatique, Paris : Imago, 2008, p. 61..

Cependant, cette fascination pour Lou Reed et le Velvet Underground trouve ses limites dans l’absence totale de référence aux drogues dures dans leurs chansons hormis l’alcool lors des concerts. En réalité, Psychedelická semble plutôt renvoyer à une performance spectaculaire, et à l’usage de la pyrotechnie dont étaient familiers les Primitives puis les Plastics. De la même façon pour Ivan Martin Jirous « les Plastics comprenaient le terme ‘underground’ purement en termes de sensations, de façon essentiellement littérale »[12]Ivan M.Jirous, « Report on the Third Czech Musical Revival », in Ivan M. Jirous, Paul Wilson, Egon Bondy, and Jáchym Topol, Views from the inside: Czech underground literature and culture 1948-1989: manifestoes, testimonies, documents, Praha : Katedra české literatury a literární vědy, Univerzita Karlova v Praze, Filozofická fakulta, 2006, p.12.. Cette approche décalée s’explique principalement par le manque d’information auxquelles avait accès l’underground tchèque. Milan Hlavsa raconte avoir tout d’abord cru que le chanteur du Velvet Underground n’était autre qu’Andy Warhol lui-même. Néanmoins, c’est justement cette filiation lointaine qui a permis au groupe d’inventer une esthétique totalement unique dans l’histoire de la musique et des représentations du XXe siècle.

Notes   [ + ]

1. R.M. Crockford, « LSD  in Prague: A Long-Term  Follow-Up Study » [En ligne], Maps, volume XVIII n°1, Printemps-Ete, 2007, URL : http://www.maps.org/news-letters/v17n1/lsd_in_prague-long_term_followup_study.pdf
2. Jan Švankmajer, « Out of my head » [En ligne], The Guardian, 19 octobre 2001, URL : https://www.theguardian.com/film/2001/oct/19/artsfeatures
3. Voir Andrei Codrescu, « Whose Worlds Are These? », in Martin A. Lee, Acid Dreams: the complete social history of LSD: the CIA, the sixties, and beyond, New York : Grove Weidenfeld, p. 13-14.
4. Ibid., p. 14, « It seemed clear that if acid had existed in Eastern Europe it would have brought about the collapse of communism there ».
5. Les deux groupes sont historiquement très liés puisque Ivan M. Jirous, futur manager des Plastics, fut aussi le directeur artistique des Primitives.
6. Richard Kostelanetz, « Ginsberg Makes the World Scene » [En ligne], The New-York Times, 11 juillet 1965, URL : https://archive.nytimes.com/www.nytimes.com/books/01/04/08/specials/ginsberg-scene.html
7. Ibid., « The next few days I spent running around with groups of students, acting in a spontaneous, improvised manner – making love. I spent a lot of time with rock ‘n’ roll musicians. There it’s called the ‘big beat,’ and the Czechs take this music with the same fervor as Liverpool. […] A few days after, late at night, someone suddenly attacked me on the street, screaming ‘bouzerant,’ which means ‘fairy’ or ‘queer’; and all of us, including the students with me, were arrested by the police and taken down to the station. I wasn’t released until 5 A.M.; they took affidavits from the others. I suspect the attacker was a police provocateur, but I can’t prove it ».
8. Jonathan Bolton,  Worlds of dissent: Charter 77, the Plastic People of the Universe, and Czech culture under communism, Cambridge : Harvard University Press, 2012, p. 122; voir aussi Jerry Rubin, Do It, Paris : Seuil, 1971, p.58 : « […] Les cheveux longs c’est un complot communiste ! Les cheveux longs dérangent plus que l’idéologie. C’est un moyen de communication en soi. Nous formons une nouvelle minorité ethnique […] les cheveux longs font de nous des Nègres […]. Nous sommes des parias. Nous, les enfants de la classe moyenne blanche, nous nous identifions aux Indiens, aux Noirs, aux Vietnamiens, à tous les exclus de l’histoire américaine ».
9. Peter Markovski, « Psychedelic sound & Underground movement in Czechoslovakia in 1960s & 1970s » [En ligne], It’s Psychedelic Baby, 2016, URL : http://www.psychedelicbabymag.com/2016/07/psychedelic-sound-underground-movement_22.html
10. Richie Unterberger, « Milan Hlavsa Interview » [En ligne], Richieunterberger.com, URL : http://www.richieunterberger.com/hlavsa.html
11. Frédéric Monneyron et Martine Xiberras, Le monde hippie : de l’imaginaire psychédélique à la révolution informatique, Paris : Imago, 2008, p. 61.
12. Ivan M.Jirous, « Report on the Third Czech Musical Revival », in Ivan M. Jirous, Paul Wilson, Egon Bondy, and Jáchym Topol, Views from the inside: Czech underground literature and culture 1948-1989: manifestoes, testimonies, documents, Praha : Katedra české literatury a literární vědy, Univerzita Karlova v Praze, Filozofická fakulta, 2006, p.12.